Enlever les images pour enfants sur les produits alimentaires: les Sénateurs ont du temps à perdre

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Source image: https://pixabay.com/en/tuki-toucan-tablette-animal-tablet-162169/

par Éric Lanthier

L’État veut étendre son pouvoir et prendre la place des parents.  Effectivement, si le projet de loi déposé mardi par les Sénateurs est adopté, il n’y aura plus de personnages dessinés sur les boîtes de céréales.

 

Je comprends que l’État ne veut pas que les entreprises s’adressent directement aux enfants parce qu’en bout de ligne ce sont les parents qui payent.  Par contre, l’État n’a pas à jouer au parent, ce n’est pas son rôle, point à la ligne!  Est-ce que les Sénateurs s’ennuient à ce point pour passer une loi semblable?  Dans une saine démocratie, il me semble que l’État devrait dynamiser davantage le pouvoir des citoyens et non l’inverse.

 

Exercer son rôle de parent

Enfant, j’étais attiré par les boîtes de céréales colorées.  Lorsque je demandais à ma mère d’en acheter une, elle ne se gênait pas de me dire : «Non, je ne l’achète pas celle-là!»  C’était son droit.  Elle exerçait son autorité, jouait son rôle d’éducatrice et me rappelait que les décisions financières lui revenaient.

 

Aujourd’hui, serait-ce que les parents ne veulent plus jouer leur rôle?  Préfèrent-ils laisser l’État s’en charger?  En laissant l’État dicter ce qui est bon pour l’enfant, le parent se déresponsabilise.  C’est vrai que ça enlève un stress à ce dernier; mais, en bout de ligne c’est l’ensemble de la société qui perd.

 

La société sort perdante

En interdisant les personnages et les images ludiques sur les produits alimentaires, l’entreprise privée perd de l’espace.  La libre entreprise en mange un coup.  Encore une fois, la liberté est restreinte et ce, parce que certains parents manquent de fermeté.  Si un produit était retiré du marché parce que les parents n’en achète plus, c’est une chose mais que l’État interdise de mettre l’image d’un oiseau amusant sur une boîte de céréale c’en est une autre.

 

Par ailleurs, il n’est pas impensable que des entreprises vont cesser de distribuer leurs produits au Canada en raison de ces restrictions.  Pour certaines boîtes, l’impact économique de ce changement imposé n’en vaut pas la chandelle.  Ainsi, on force le marché à s’adapter plutôt que de donner aux parents le choix de décider si le produit est bon ou non.

 

La place de l’État

Je n’ai pas de problème à ce que l’État exige qu’une entreprise affiche sur la boîte que le taux de sucre est supérieur à l’apport quotidien recommandé; ça nous garde informé.

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