La langue française : fierté nationale ou sujet comme les autres?

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Source photo : https://lnkd.in/eHC8Raa

Par Éric Lanthier, M. Éd.

Les résultats des épreuves en français à la fin du secondaire sont à la baisse, on se demande si notre langue nationale n’est pas devenue un sujet comme les autres, comme si la note de passage était suffisante pour plusieurs élèves.

Effectivement, Journal de Montréal nous apprenait que les résultats aux examens de français ont passé d’une moyenne de 72,8 % en 2010 à 69,1 % en 2014. Ce qui est le plus effarant, c’est que sont principalement les élèves francophones qui ont moins bien réussi l’examen.

Par ailleurs, ce n’est pas étonnant puisque les Québécois sont en-dessous de la moyenne canadienne. Selon Alain Dubuc, tout près de 1 200 000 Québécois sont désavantagés par le manque de maîtrise de la lecture. Un autre 2,2 millions n’arrive pas à obtenir un niveau suffisant de lecture pour se développer pleinement. Or, la lecture est essentielle à l’apprentissage et la maîtrise de la langue. Elle nourrit le vocabulaire et consolide les structures grammaticales. Bref, elle améliore les capacités de rédaction.

Malgré les avancements technologiques et l’accès aux ouvrages en ligne, les jeunes Québécois sont moins en moins habiles à maîtriser la langue de Molière. Si les résultats ne sont pas liés aux ressources en milieu scolaire, qu’en est-il des méthodes et de la motivation. En ce qui concerne les méthodes, il est clair que les périodes de lecture, les dictées, les conjugaisons et les analyses grammaticales contribuent à l’amélioration du français. Pourtant, malgré les propositions émient par le Comité d’experts sur l’apprentissage de l’écriture, publié en 2008, les résultats en français ne se sont guère améliorés.

Pourquoi n’écrit-on pas aussi bien? Parce qu’on n’en fait pas une priorité. Le français est une matière au même titre que les mathématiques et le reste du curriculum. Malgré que le Canada perde de la vitesse en mathématique, le Québec réussit à se maintenir à la tête du peloton. Comment se fait-il que nous sommes en mesure d’être les meilleurs au monde en mathématiques en mathématiques et que nous n’arrivons même pas à maintenir le taux de réussite de nos propres élèves en français? Ayant œuvré dans le milieu de l’éducation, je crois que le problème vient principalement de la valorisation de la langue.

Pour donner le goût aux jeunes de bien écrire et de bien parler, nous devons non seulement leur transmettre les connaissances et les habiletés mais également un amour et un sentiment d’appartenance plus fort pour la langue.

Représentant moins d’un pour cent de la population panaméricaine, le Québec est une goutte d’eau dans un océan composé d’anglophones et d’hispanophones. Pour générer un sentiment d’appartenance…

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