Le confinement: une occasion d’apprendre

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Source photo: Asier Relampagoe Studio et Freepik

Cet article a été publié initialement sur les pages de Québec nouvelles, l’alternative médiatique.

Lire et apprendre ne compensent pas nos interactions sociales. Cependant, y consacrer du temps nous apporte de nombreux bienfaits.

Un grand nombre de personnes s’ennuient parce que le Covid-19 limite leurs interactions avec leurs proches à des rencontres virtuelles. Certaines d’entre elles se réfugient dans la lecture ou dans une quête de nouveaux apprentissages. C’est le cas pour Émily Bégin et Guillaume Lemay-Thivierge qui apprennent à jouer respectivement du piano et de l’accordéon. D’autres profitent de ce jeûne d’activités extérieures qui leur est imposé pour apprendre de nouveaux pas de danse, une troisième langue, de nouvelles recettes ou des exercices pour améliorer leur forme physique.

L’apprentissage, certes, passe habituellement par la lecture mais aussi par le visionnement de bandes vidéo ou la baladodiffusion. Évidemment, apprendre ne remplacera jamais le bonheur que nous procure une rencontre face à face avec une personne qu’on apprécie. Cependant, ces apprentissages jouent un rôle primordial auprès de ceux qui ne veulent pas avoir l’impression de perdre leur temps.

Apprendre une langue

Apprendre une langue génère des bénéfices qui vont au-delà des capacités langagières. Dans certaines circonstances, les multilingues pourraient être légèrement plus rapides que les monolingues pour exécuter certaines tâches. Cette rapidité accrue pourrait même être utile pour la conduite automobile. On remarque que les multilingues ont une plus grande rapidité à freiner au volant qu’un monolingue.

Apprendre un instrument de musique

L’apprentissage de la musique contribue à développer sa concentration et à se discipliner. La recherche démontre que l’apprentissage d’un instrument de musique peut même aider les malades atteints de la maladie d’Alzheimer à améliorer leur humeur et à apaiser leur anxiété.

Apprendre à danser

Dans la quarantaine, ma première épouse et moi avions suivi des cours de danses sociales. Nous nous sommes rendus jusqu’au niveau mi-bronze. C’était plus facile pour ma conjointe d’apprendre les pas et de les maîtriser en un tour de main. Quant à moi, je contribuais surtout à aiguiser la patience de mes instructeurs. Ce que j’ignorais, c’est que mes apprentissages, même modestes, aidaient à protéger la santé à long terme de mon cerveau. Je savais que je faisais le bonheur de mon épouse, mais j’étais loin de penser que j’étais en train d’investir dans ma santé neurologique.

Le stress et l’apprentissage

Le stress devient toxique lorsqu’il est fréquent, intense et qu’il se prolonge, et c’est ce qui est à craindre dans une période de confinement qui tend à se prolonger. Par ailleurs, nul n’est sans savoir que le stress nuit à l’apprentissage. Inversement, l’apprentissage nuit au stress et augmente notre qualité de vie à court et à long terme, que ce soit l’apprentissage d’un sport, d’un instrument de musique, d’une langue ou de quelque discipline que ce soit. Non seulement apprendre enrichit nos connaissances et du même coup, peut enrichir celles de notre entourage, mais aussi nous pousse à se dépasser et à se développer toujours davantage.

Apprendre est une bonne façon de passer au travers de cette période de confinement et de restriction. Pour enclencher le processus, nous avons besoin d’une motivation, de trouver un sujet qui nous intéresse ou avoir le goût d’explorer un domaine qui nous est inconnu. Comme on le dit par chez nous, apprendre change le mal de place et contribue à un mieux-être. J’ai la vive impression que ce confinement nous permettra de voir de plus en plus de nouveaux talents émerger des réseaux sociaux. Effectivement, j’ai découvert les talents de mon frère Laurent pour l’art culinaire. Je suis certain que j’en découvrirai bien d’autres…

Éric Lanthier, coach de vie

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