Le départ de Bernard Drainville : le signe de l’essoufflement d’une cause en perte de vitesse

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Source image: https://pixabay.com/en/fog-tree-desert-sky-earth-beige-240075/

par Éric Lanthier, M. Éd.

De son aveu, Bernard Drainville a perdu le feu sacré.  En d’autres mots, il n’a plus l’énergie pour s’investir de l’intérieur pour la cause souverainiste.

 

Du point de vue d’un observateur extérieur, il est clair que la présente course à la chefferie n’a pas réussi à ragaillardir le député démissionnaire.  À vrai dire, le départ de Pierre-Karl Péladeau et de Bernard Drainville ont des similitudes.  Les deux se sont rendus compte que le prix est trop cher payé pour y parvenir.  À part Martine Ouellet, aucun des aspirants à la direction du PQ n’ose mettre avec vigueur, le projet de souveraineté à l’avant-plan, réalisme oblige.

Les Québécois n’en veulent pas

Même si une majorité de Québécois se considèrent nationalistes, ce n’est qu’une minorité qui désirent  quitter le Canada pour faire du Québec un nouveau pays indépendant.  Pourquoi en est-il ainsi?  À mon avis, les partis souverainistes n’ont pas réussis à convaincre les Québécois qu’il s’agit d’un pari avantageux.  Ils ne comprennent pas que la population ne veut ni s’aventurer dans un projet qui ne lui ressemble en rien, ni s’embarquer dans du pareil au même à grand frais.

Peu convainquant

En vérité, le fait que le pays n’est pas défini et que le projet ne ressemble à rien de nouveau, il ne peut pas emballer l’ensemble de la population.   D’un côté les gens mûrs n’ont plus de « gaz », à l’image de Bernard Drainville et les plus jeunes, tels que les Hivon et les Cloutier de ce monde, remettre le projet à plus tard.  Il n’y a donc rien de convainquant pour l’ensemble de la population.

Une photo sombre et floue

Le projet de souveraineté est à l’image d’une photo sombre et floue qui peut être interprétée par n’importe qui donc, qui ne ressemble à rien.  Est-ce qu’on veut un pays à l’image des États-Unis, de la France, de la Suède, des Pays-Bas, de l’Italie, d’Israël, de l’Allemagne, de la Russie, du Canada ou on veut un pays qui ressemble à nul autre?  On ne le sait pas…  Veut-on un pays qui va mettre de l’ordre dans les finances publiques pour se donner des services efficaces?  On ne le sait pas?  Veut-on un pays qui offre le plein emploi aux frais des entreprises et des contribuables?  On ne le sait pas.  En fait, on ne nous vend pas le rêve d’un pays, on nous vend l’idée de sortir du Canada; ce n’est pas surprenant que les Québécois n’en veulent pas.   Même si ce n’est pas parfait, on ne leur propose rien de mieux.

Quitter pour le mieux

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Fog

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