Le PQ devrait s’attaquer aux taxes scolaires et non aux CÉGEPS anglophones

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Source image: Wikipedia et Pixabay

 Cet article a été publié initialement sur la plateforme du Prince Arthur Herald

Dernièrement, le Parti québécois (PQ) remettait en question pour une énième fois le financement des collèges d’enseignement général et professionnel (cégeps) qui dispensent leur enseignement en anglais. Or, le PQ devrait plutôt s’assurer que les commissions scolaires francophones fassent autant bonne figure que les commissions anglophones sur le plan fiscal au lieu de s’attaquer aux cégeps anglophones.

 

En Outaouais, les taxes scolaires sont drôlement plus élevées dans les commissions scolaires francophones que dans les commissions anglophones. Par conséquent, les contribuables en ont assez de payer pour des structures au détriment des services. En effet, un nombre grandissant d’Outaouais se retrouvent à financer une commission scolaire anglophone au lieu d’une commission scolaire francophone.

 

Rendre les commissions scolaires plus efficaces

J’espère que le ministère de l’Éducation n’imposera pas aux commissions scolaires anglophones, plus efficientes, d’augmenter leurs taxes. De plus, une action immorale de la part du gouvernement serait d’obliger les francophones à cesser de financer les commissions scolaires anglophones. Par contre, ce qui serait souhaitable, c’est que les commissions scolaires francophones se mettent à mieux gérer leurs dépenses et à enfin donner priorité aux services directs aux élèves. Pour le PQ, cette problématique entourant la langue ne semble pas être une priorité.

 

Réduire au minimum le nombre de commissions scolaires

Le Parti québécois s’en prend aux cégeps anglophones alors qu’il devrait revoir le concept actuel de commission scolaire, qui est coûteux et ne fait qu’alourdir inutilement le système. Dans un Québec soucieux du développement et du succès de sa relève, il ne devrait y avoir que 25 commissions scolaires : 17 francophones, soit une par région administrative, 5 anglophones, dont une réservée aux Premières Nations, une autre, aux Inuits et la commission scolaire du littoral qui veille sur le bon développement des écoles isolées qui parsèment le territoire de la Basse Côte-Nord. La réduction du nombre de commissions scolaires entraînerait des économies d’échelle qui leur permettraient d’investir substantiellement dans les services directs à l’élève.

 

La priorité du PQ et son positionnement stratégique

En matière d’éducation, la réduction du nombre de commissions scolaires et leur degré d’efficacité devraient être les priorités du PQ. Pendant qu’ils songent à attaquer les cégeps anglophones, les militants du parti de Jean-François Lisée négligent les vrais problèmes : le taux élevé de taxation scolaire, la lourdeur administrative du système et le décrochage scolaire des jeunes. Mais, que voulez-vous? En politique, on fait n’importe quoi pour faire parler de soi. Par ailleurs, entre vous et moi, est-ce la bonne façon de dépasser la Coalition Avenir Québec dans les sondages? Permettez-moi d’en douter… Quoi qu’il en soit, on dirait qu’au sein du Parti québécois, on préfère créer des problèmes plutôt que d’en régler. Si le Parti continue d’agir de la sorte, ce sont les Québécois qui vont régler la question aux prochaines élections, et ils se retrouveront au troisième rang.

 

S’il veut éviter cette humiliation, le PQ a intérêt à s’attaquer aux vrais problèmes parce qu’au bout du compte, ce sont les services directs aux élèves qui en souffrent.

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