L’Ontario s’ingère dans la chambre à coucher de ses concitoyens

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Par Éric Lanthier

L’Ontario fait preuve d’«homoparanoïa» lorsqu’elle s’ingère dans la chambre à coucher de ses concitoyens de moins de 18 ans.

 

Malheureusement, le gouvernement de Kathleen Wynne fait preuve d’ «homoparanoïa». Pour les Libéraux ontariens, le fait de quitter la pratique homosexuelle et de retrouver un bien-être hétérosexuel devient une trahison aux forces du lobby LBGT[1]. Effectivement, depuis quelques jours, l’Ontario de Kathleen Wynne suit les traces «homoparanoïaque» de la Californie en interdisant[2] les « thérapies réparatrices » offertes aux homophiles d’âge mineur. Ainsi, nous apprenions que la loi 77 condamne les thérapeutes qui souhaitaient offrir un traitement visant à changer l’orientation ou l’identité sexuelle d’une personne de moins de 18 ans. L’Ontario et la Californie ne sont pas les seuls à interdire cette pratique. Ce n’est pas parce que l’Allemagne et l’Argentine[3] ont également réprimé ce type de thérapie que l’Ontario et la Californie doivent brimer la conscience des jeunes, usurper le rôle des parents et réduire le champs d’action des libertés individuelles. Sans s’en rendre compte, les Ontariens n’ont pas élu leur première ministre uniquement pour ses habiletés à gérer la province mais également pour les valeurs qu’elle prône.

 

Brimer la conscience des jeunes
Ce genre de répression sociale va trop loin, elle brime la conscience de certains jeunes. Prenons le cas d’un jeune qui a vécu des expériences homosexuelles mais qui n’est plus à l’aise avec cette pratique. Celui-ci désire trouver le moyen de vivre une saine hétérosexualité mais des blocages, des scènes, des sentiments malsains l’envahissent. Il se sait hétérosexuel mais se sent esclave d’une pratique homosexuelle. Pourquoi n’aurait-il pas le droit de consulter et de suivre une thérapie qui l’amènerait à retrouver le bien-être qu’il recherche ? Cette loi risque de brimer la conscience de plusieurs adolescents.

 

Usurper le rôle des parents
La loi 77 ne fait pas que brimer la conscience des jeunes, elle usurpe le rôle des parents à titre de guide, de mentor et de conseiller. Ceux qui veulent aider leur jeune à sortir de ce dilemme n’ont plus de recours. En décidant de manière unilatérale que ce type de thérapie est interdit, l’État ontarien vient de franchir une zone qui ne relève pas de sa juridiction. Malheureusement, la province de l’Ontario vient de déclarer haut et fort qu’elle est la seule à être apte à savoir ce qui est dans le meilleur intérêt de ses concitoyens inaptes au droit de vote. Notre province voisine ne fait pas qu’usurper le rôle des parents, elle manque énormément de sensibilité à l’égard de ceux-ci et surtout à l’endroit des jeunes qui pourraient bénéficier de ces thérapies.

 

Réduire le champ d’action des libertés individuelles
Considérant que l’âge du consentement sexuel est établi à 16 ans [4] au Canada , comment se fait-il que les jeunes qui ne sont plus à l’aise à pratiquer l’homosexualité n’ont plus le droit de consulter des thérapeutes pour découvrir le bien-être de l’hétérosexualité ? Pourquoi interdire cette liberté à un jeune consentant et désireux de sortir de son malaise ? L’intrusion de l’État dans la chambre à coucher de l’adolescent est une violation à sa liberté individuelle.

 

Conclusion : l’imprimatur ontarien

La première ministre de l’Ontario, Madame Kathleen Wynne, ouvertement lesbienne, vient d’imposer l’agenda LGBT à tous les résidents de sa province. Sous son leadership, l’Ontario est maintenant soumis à l’imprimatur de ce lobby. En adoptant la loi 77, le gouvernement fait non seulement preuve d’ «homoparanoïa», il s’ingère dans la chambre à coucher de ses citoyens. Pourtant, Pierre-Elliot Trudeau avait bel et bien mis en garde à l’État de le faire. Le danger avec l’«homoparanoia» est qu’il ne fait pas que protéger les homophiles contre les homophobes, il impose son ADN à toute la population. Quoiqu’il en soit, ce n’est qu’une question de temps pour qu’une loi similaire traverse la rivière des Outaouais, transige vers le fleuve et débarque au port de Québec pour faire sa place dans la législation québécoise.

 

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[1] LGBT : Lesbienne, Gai, Bisexuel et Transgenre

[2] http://www.ledevoir.com/societe/actualites-en-societe/442031/l-ontario-interdit-les-therapies-pour-guerir-les-gais

[3] http://www.ragap.fr/actualite/sante/le-ministere-de-la-sante-disrael-alerte-sur-les-dangers-des-therapies-pour-guerir-de-lhomosexualite/872464

[4] http://www.educaloi.qc.ca/capsules/lage-du-consentement-sexuel

 

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