Une radio alternative serait bienvenue à Montréal

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Source photo: https://lnkd.in/eEH69dD

par Éric Lanthier

Il serait temps que Montréal dispose d’une station de radio alternative.  Grâce à une voie dissidente du soi-disant consensus québécois, la région de la capitale nationale a pu élire des représentants de l’opposition bleue marin.  C’est ce qu’on appelle un acte d’influence démocratique; ce qui ne fut pas le cas pour Montréal.

 

Le rapport Payette, publié récemment, condamnait, en gros, l’existence d’émissions de radio qui ne faisaient pas la promotion de ce prétendu consensus québécois.  Son rapport favorisait, ni plus, ni moins, le musellement des voies conservatrices.  Or, en démocratie, il est important que toutes les voies soient exprimées car c’est du choc des idées que surgit la lumière.  C’est ce qui garde la société alerte, avisée et concernée.  À défaut, le bon peuple se laisse endormir et devient cynique.  Ce cynisme s’exprime par un désintérêt de la chose publique; résultat : l’État s’ingère de plus en plus dans la vie des citoyens.

Pour garder active cette tension, entre le prétendu consensus québécois et les intérêts réels des citoyens, il s’avère important de mettre sur pied une radio alternative.  Mais, à quoi ressemblerait cette radio?  Elle serait animée par des gens passionnés qui croient ce qu’ils disent et qui disent ce qu’ils croient.  Ces animateurs n’auraient pas peur d’être confrontés par la population et par leurs invités.  Ainsi, ces animateurs seraient unifiés par un discours commun: la réduction de l’ingérence de l’État, la responsabilisation du citoyen et le principe de subsidiarité. Ce principe vise à ce que la hiérarchie supérieure ne puisse pas prendre en charge ce qu’un niveau inférieur est en mesure d’accomplir efficacement.  Ainsi, le pouvoir est plus près du citoyen et génère de meilleurs résultats.

 

Sans une station alternative, porteuse de ce discours, les auditeurs sont cantonnés à entendre une voix qui ne parle pas leur langage.  Privé d’un discours alternatif, plusieurs gens croient que ce qu’ils pensent n’a pas de valeur réelle.  La preuve est la prime à l’urne pour les Conservateurs.  La majorité du temps, lorsque les sondeurs questionnent les électeurs sur leurs intentions de vote, plusieurs d’entre eux omettent de mentionner qu’ils vont voter pour les Conservateurs.  Cette gêne provient d’un espace médiatique laissé vacant.  Si Québec est une région qui s’exprime différemment que Montréal, c’est qu’elle dispose de voix et de véhicules médiatiques alternatifs.  La ville de Québec n’est pas cantonnée au pseudo-consensus d’une certaine clique montréalaise.

 

Il est temps que la communauté se lève et s’unisse pour offrir aux Montréalais et aux banlieusards de la région métropolitaine une voix alternative.  La grande région de Montréal a besoin d’un choix, d’une voix et surtout, d’un autre message.  Cette voix et ce message doit inévitablement passer par les ondes radiophoniques métropolitaines.  C’est par ces ondes que de bons auteurs et de prestigieux artistes seront promus sans gêne et sans réserve.

 

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