Merci à toutes ces personnalités qui combattent la pensée unique!

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a ref="https://www.freepik.com/alexgrec">Source photo: Alexgrec et Freepik

Sophie Durocher nous dévoile des portions d’une lettre cosignée par des personnalités connues qui mettent en valeur la liberté d’expression:
 
“…on a constamment réduit les limites de ce qui peut être dit sans risque de représailles. On en paye déjà le prix, quand des auteurs, artistes, journalistes ont peur de perdre leur gagne-pain s’ils s’éloignent du consensus ou ne montrent pas assez de zèle à suivre le courant.
 
La meilleure façon de combattre des idées néfastes est en utilisant des arguments, de la persuasion et de la transparence, pas en essayant de les réduire au silence ou en tentant de les faire disparaître. Nous devons protéger la possibilité de désaccords de bonne foi sans que quiconque ait à subir de terribles conséquences professionnelles.

 

… Qui a cosigné cette lettre qui marque un tournant, une sorte de Refus global dans le domaine de la liberté d’expression ?
 
Margaret Atwood (auteure de La servante écarlate) ; Steven Pinker ; Kamel Daoud ; Francis Fukuyama ; Malcolm Gladwell ; Michael Ignatieff ; Garry Kasparov ; Wynton Marsalis ; J.K. Rowling; Salman Rushdie ; Gloria Steinem ; Noam Chomsky et 138 autres personnalités, intellectuels et artistes…”
 

1 COMMENTAIRE

  1. « La meilleure façon de combattre des idées néfastes est en utilisant des arguments, de la persuasion et de la transparence, pas en essayant de les réduire au silence ou en tentant de les faire disparaître. : « The way to defeat bad ideas is by exposure, argument, and persuasion, not by trying to silence or wish them away. », serait LA Phrase-clé, maîtresse, résumant le mieux toute la pensée des auteur.e.s de la lettre en question.

    Et voilà là du J. S. Mill (‘On Liberty’) à son meilleur. Mill, ‘AS’, comme il y en a eu peu, de démonstration aussi irréfutable que possible de l’insigne avantage de laisser dire sur interdire. Sa thèse étant qu’en faisant ceci plutôt que cela, on se trouve à laisser subsister des germes de gangrène ou poison à l’état latent, susceptible de rejaillir, se remanifester à tout moment, et alors sous des formes pouvant s’avérer plus pernicieuses ou insidieuses encore que pourrait faire ou qu’eût pu faire le propos original tout cru, si faux ou indûment malveillant qu’il fût. Bref, tout comme si cela s’avérait comparable à un cancer. Dont on peut soit ‘extraire’, en sus de son ‘coeur’ même, tout ce qui l’entoure ou l’« alimente » et, ainsi, se révèle propre à l’entretenir ou le faire se reproduire indéfiniment; OU en laisser subsister des ‘autour’, ‘plus loin’, au risque qu’ils se ‘rapprochent’ et fassent ‘reprendre’ ou s’accentuer même le mal principal-‘central’.

    Je demeure toujours aussi frappé par l’extrême ressemblance ou proximité sévissant entre deux personnages pourtant aussi antinomiques l’un de l’autre ou l’un à l’autre, que sont Jésus et Nietzsche. Celui-ci abhorrait celui-là pour… s’en confesser. Pourtant…

    Lorsqu’on examine à fond la philosophie de l’un et l’autre, constate-t-on qu’elles seraient équivalentes. Nietzsche professait en effet que « le plus grand mal est nécessaire pour le plus grand bien »; que « la méchanceté est la plus grande/meilleure force de l’homme »; et que « qui veut rester pur parmi les hommes doit apprendre à se laver avec de l’eau sale ». Deux millénaires auparavant, un Christ avait professé, lui, qu’il faut laisser croître l’ivraie aux côtés de bons grains, de manière à récolter le meilleur de ceux-ci… Transposé par rapport aux dits, s’ensuit, évidemment, qu’il ne pourrait être décrété a priori que seuls ceci cela auraient ‘légitimité’ d’être énoncés ou débattus.

    Non moins intéressante se sera trouvée cette observation de Tocqueville, il y a deux siècles, se désolant de ne pas connaître « de pays où il règne, en général, moins d’indépendance d’esprit et de véritable liberté de discussion qu’en Amérique. » En quoi, ‘intéressante’? Bien, c’est qu’il semble qu’en raison de l’essor, suivi du rayonnement culturel et économique — (sans parler du militaire…) — aussi florissants qu’inédits des États-Unis d’Amérique au cours des derniers siècles, leur « manière de penser » et d’appréhender les « choses » aurait comme ‘contaminé’, se serait épandue à l’ensemble de l’occident, sinon au-delà; si bien que ce pourrait être en grande partie à cause de cela que, de plus en plus, s’avérerait-il ardu, compliqué ou considéré « mal venu » de (laisser) discuter, voire seulement proférer, des choses estimées ou ‘décrétées’ a priori taboues, ‘malséantes’ ou de mauvais aloi, peu importe pourquoi, sans même y avoir regardé, sans même en avoir examiné le fond ou les contours minimalement. On en serait ainsi arrivé.e.s à une ère de l’esquive ou de la fuite. Sans raison(s)…

    Il y aura eu, tout dernièrement, ce texte
    https://www.lapresse.ca/actualites/2020-07-10/ca-va-faire.php
    de M.-C. Lortie fort éloquent à propos de la « débarque » qu’on serait en train ou en voie d’« opérer » eu égard aux libertés…

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